Rédigé à 18:21 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| |
Tweeter ceci !
|
Air France-KLM a lancé, il y a un an, un appel d’offres pour 100 avions long-courrier afin de renouveler une partie de sa flotte. La décision finale est attendue prochainement. Cette campagne constitue un enjeu majeur pour Airbus et permettrait, en cas de succès, de consolider le programme A 350 face au B 787. Mais Air France entretient une relation étrange et privilégiée avec Boeing : Air France a été la compagnie de lancement du B777-300ER et sa flotte long-courrier est composée de Boeing à plus de 70%. Un pourcentage aussi élevé est profondément choquant pour la compagnie d’un des Etats fondateurs du programme Airbus ; il l’est encore plus si on le compare avec celui de Lufthansa (40% seulement de long-courriers Boeing) et avec celui d’Iberia (aucun long-courrier Boeing), tandis qu'à l'inverse United Airlines n'a acquis aucun Airbus et American Airlines 19% seulement. Pour ce dossier, Air France semble continuer à favoriser Boeing qui affirme que le programme 787 implique un nombre significatif de sous-traitants français, ce qui est faux : leur participation est très réduite puisque leur part industrielle (hors moteurs) est inférieure à 10% alors qu’elle atteint 50% pour l’A 350. Avec un coût de développement de 13 milliards d’euros, l’A 350 constitue un programme majeur pour l’Europe, notamment pour la France, que ce soit en terme d’emplois ou pour notre commerce extérieur.
Aussi, nous invitons fermement M. Pierre-Henri Gourgeon, Directeur Général d’Air France KLM, à faire le choix naturel et légitime de la filière aéronautique européenne et de l’exprimer dès le salon du Bourget, afin que le vote, prévu en juillet prochain, des actionnaires du groupe, confirmant ou non son mandat, soit éclairé par sa décision.
Par MM. Bernard Carayon, MM. Dominique Tian, Jean-Pierre Abelin, Jean-Paul Anciaux, Alfred Almont, Mme Brigitte Barèges, MM.Patrick Balkany, Patrick Beaudouin, Roland Blum, Claude Bodin, Philippe Boennec, Mme Chantal Bourragué, Yves Bur, MM. Olivier Carré, Yves Censi, Jean-Louis Christ, Jean-Michel Couve, Bernard Debré, Jean-Pierre Decool,Rémi Delatte, Yves Deniaud, Bernard Depierre, Michel Diefenbacher, David Douiet, Mme Cécile Dumoulin, MM. Jean-Pierre Dupont, Raymond Durand, Paul Durieu, Daniel Fasquelle, Nicolas Forissier, Mme Marie-Louise Fort,MM. Jean-Michel Fourgous, Alain Gest, Jean-Pierre Giran, Didier Gonzales, Philippe Goujon, Michel Grall, François Grosdidier, Mme Pascale Gruny, MM. Didier Julia, Jacques Kossowski, Jérôme Lambert, Marc Le Fur, Gérard Lorgeoux, Daniel Mach, Richard Mallié, Jean-François Mancel, Alain Marc, Jean-Pierre Marcon, Jean-Claude Mathis, Jean-Philippe Maurer Gérard Menuel, Damien Meslot, Georges Mothron, Alain Moyne-Bressand, Jacques Myard, Jean-Marc Nesme, Yanick Paternotte, Étienne Pinte, Henri Plagnol, Mme Sophie Primas, MM. Didier Quentin, Frédéric Reiss, Jacques Remiller, Bernard Reynès, Jean-Marc Roubaud, André Schneider, Jean-Pierre Schosteck, Éric Straumann, Guy Teissier, Michel Terrot, Mme Marie-Hélène Thoraval, Alfred Trassy-Paillogues, Christian Vanneste, Philippe Vitel, Michel Voisin.
Rédigé à 18:11 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| |
Tweeter ceci !
|
Rédigé à 17:32 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| |
Tweeter ceci !
|
Rédigé à 12:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| |
Tweeter ceci !
|
Marseille, Mairie de secteur 6 ème et 8 ème arrondissements (Bouches-du-Rhône)
Dominique Tian, député, maire, conseiller municipal de Marseille
La concertation et la communication en temps réel
Une mairie de secteur (6ème et 8ème arrondissements) se doit de cultiver la proximité et la concertation
avec les habitants. Mais dans un secteur dense, sensible, touristique (les calanques, les plages) avec une activité commerçante et économique importante, sportif (stade Vélodrome), vert (parcs Borely et Pastré), ce n’est pas tous les jours simple. Surtout quand des grands tra vaux d’intérêt général mettent la ville sens dessus dessous. Qu’on en juge : nouveau tunnel Prado sud, création du Parc National des Calanques, extension du stade Vélodrome pour l’Euro 2016, mise en place du stationnement payant, création d’une ZAC pour 1 500 logements…
A cette échelle, il faut organiser la concertation et une communication de crise au quotidien et en temps réel, en s’appuyant sur le réseau des Comités d’Intérêt de quartier.
C’est la méthode Tian.
SOURCE SITE marianne d'or
Rédigé à 09:23 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| |
Tweeter ceci !
|
Rédigé à 15:03 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| |
Tweeter ceci !
|
Rédigé à 12:49 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| |
Tweeter ceci !
|
Rédigé à 14:51 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| |
Tweeter ceci !
|
Rédigé à 11:10 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| |
Tweeter ceci !
|
Rédigé à 11:57 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| |
Tweeter ceci !
|
Rédigé à 11:08 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| |
Tweeter ceci !
|
Cliquer sur le lien ci-dessous :
Rédigé à 11:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| |
Tweeter ceci !
|
Rédigé à 18:15 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| |
Tweeter ceci !
|
Rédigé à 16:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| |
Tweeter ceci !
|
La dernière fois, c'était en septembre, avant le remaniement... et avant Guéant. Les députés de la Droite populaire, un collectif de la "droite dure" créé en juillet 2010, doivent de nouveau être reçus par Nicolas Sarkozy, mardi 3 mai, à l'Élysée. Au Château, on ne confirme pas l'information, mais plusieurs membres de ce groupe parlementaire de quarante-quatre députés ont déjà en tête les sujets qu'ils souhaitent aborder avec le chef de l'État. Une chose est sûre : "Le positionnement actuel de reconquête de l'électorat populaire" les satisfait, comme l'explique, pudiquement, Christian Vanneste. En d'autres termes, le durcissement de la politique du gouvernement, notamment sur les questions d'immigration et d'insécurité, correspond à leurs attentes. Et ils comptent bien encourager le chef de l'État à continuer dans cette direction.
Confortés sur ces sujets par l'arrivée de Claude Guéant à l'Intérieur, qui les a reçus "un long moment" au début du mois de mars, les députés de la Droite populaire essayent toujours de pousser plus. D'autant que, s'ils se targuent d'avoir durci les conditions d'accès à la nationalité française en imposant leurs amendements, ils ont connu un revers avec le rejet de l'amendement sur la déchéance de la nationalité dans le cadre de la loi sur l'immigration, rejet considéré comme une victoire des centristes de la majorité.
"Je suis content que Guéant reconnaisse qu'on n'a pas avancé depuis trois ans. Hortefeux, je n'allais même plus à ses réunions", confie Dominique Tian, député des Bouches-du-Rhône. Il confie même avoir parlé "droit du sang, droit du sol" avec le ministre de l'Intérieur, même si ce dernier ne s'est pas montré réceptif à ses idées. "Trop vite, trop tôt", présume Tian. De leur côté, Vanneste et le député du Val-de-Marne Patrick Beaudouin travaillent actuellement, de leur propre initiative, sur un projet de programme pour 2012, qu'ils doivent discuter avec les autres membres du collectif, puis présenter à l'ensemble de l'UMP. Soumettront-ils déjà certaines pistes au chef de l'État ? "Bien sûr !" s'exclame Christian Vanneste, confiant.
"Les meilleurs soldats de Sarko"
Nul doute que les députés de la Droite populaire, représentés au gouvernement par le secrétaire d'État aux transports, Thierry Mariani, trouveront une oreille plus attentive à l'Élysée qu'à Matignon, où ils ont été reçus le 29 mars dernier. De cette réunion avec le Premier ministre, peu de choses ont d'ailleurs filtré. La question du vote entre FN et Parti socialiste au second tour des cantonales, qui avait semé la pagaille dans la majorité, a été abordée. Mais on ne saura pas ce qui s'est dit exactement, même si certains concèdent, comme Christian Vanneste : "Fillon a redit quelles étaient ses valeurs. Il a un rejet du Front national qui est beaucoup plus fort que son rejet de la gauche, ce qui n'est pas notre cas." Il a bien l'intention de revenir sur le sujet - ce "capharnaüm" - avec le chef de l'État.
Pour Gillard, en les recevant comme il l'a fait avec d'autres courants de la majorité, le chef de l'État cherche simplement à rassembler sa famille politique. "Nous, on y va pour lui montrer qu'il a notre soutien", explique-t-il en substance. Et d'ajouter, amusé : "Et puis pour un verre de Perrier et quelques rondelles de saucisson !" Dominique Tian, lui, va plus loin : "On est les meilleurs soldats de Sarko", lâche-t-il, lui qui se plaît pourtant à rappeler que c'est son "cheminement personnel" - sa proximité avec Thierry Mariani, mais aussi le rétropédalage de l'Élysée sur les tests ADN - qui l'a conduit à adhérer à la Droite populaire. Une fidélité revendiquée par d'autres membres de la Droite populaire, comme Gillard, qui se décrit comme un "vieux guerrier" et pour qui il ne faut "jamais, jamais trahir sa famille politique". Il a beau trouver des défauts à Sarkozy ("On y mange très mal au Fouquet's ! Quelle faute de goût", plaisante-t-il), il estime qu'il a "fait le job". "Quand il y a des défis importants, il est là", insiste-t-il.
Le point commun de la plupart de ces élus ? Tous affirment entendre la voix des électeurs, des citoyens, ceux qu'on n'entend pas, "sur le terrain". La politique sécuritaire pour le moins décomplexée qu'ils prônent est, selon eux, la réponse indispensable aux questions qu'on leur pose et aux inquiétudes qu'ils constatent dans leur circonscription. Alors, quand on leur demande s'ils n'ont pas l'impression que la "droitisation" du gouvernement ne porte pas ses fruits sur le plan électoral, ils s'en disent convaincus : ça va venir, c'est certain, "mais sur le long terme".
Rédigé à 15:25 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| |
Tweeter ceci !
|
Rédigé à 16:55 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| |
Tweeter ceci !
|
Le député UMP Lionnel Luca, membre du collectif Droite Populaire, souhaite que le minimum vieillesse alloué aux étrangers "soit réservé" à ceux qui ont travaillé en France et a donc déposé une proposition de loi en ce sens.
Selon le Député, "depuis la loi du 11 mai 1998 sous le gouvernement Jospin, les étrangers de plus de 65 ans qui n'ont pas travaillé mais qui résident en France bénéficient de l'Allocation de solidarité aux personnes âgées".
Le député des Alpes-Maritimes estime qu'il y a "un paradoxe" à "verser une allocation de solidarité de 709 euros par mois pour une personne seule (1.157 euros pour un couple) qui n'a jamais travaillé en France".
Ce montant est "supérieur" à celui des allocations de "bien des retraités français qui, eux, ont travaillé et dont le conjoint est décédé", a-t-il argumenté.
La proposition de loi, cosignée par Dominique TIAN et le collectif de la Droite Populaire, a été déposée pour réserver l'allocation de solidarité aux personnes âgées "aux personnes de nationalité française ou ayant travaillé en France".
Rédigé à 16:19 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| |
Tweeter ceci !
|
Rédigé à 12:26 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| |
Tweeter ceci !
|
La Droite Populaire, les ultras de l'UMP
Ils représentent l’aile dure du parti de Nicolas Sarkozy, et prennent de plus en plus de poids en son sein.
Pour certains, ils portent les valeurs de la «vraie droite»; pour d'autres, ils ouvrent le chemin d'une alliance UMP-FN. Une chose est sûre: les 44 députés membres du collectif «La Droite Populaire», lancé en juillet 2010, font parler d'eux et prennent un poids certain au sein du parti majoritaire. Reçu par Nicolas Sarkozy et François Fillon, représenté au gouvernement par le secrétaire d'Etat aux Transports Thierry Mariani, pourvoyeur d'amendements chocs sur l'immigration ou la nationalité, le collectif fait figure d'aiguillon dans la chaussure droite de l'UMP.
Quand on demande à ses membres de définir la ligne de la «Droite Populaire», certaines réponses sont hautes en couleur. «On est des primaires», plaisante le député-maire de Maisons-Laffitte Jacques Myard, habitué des sorties musclées. «Des anarchistes de droite», renchérit Lionnel Luca l'une des figures de proue du collectif. «Nous sommes les chiens de berger d'un troupeau UMP qui, parfois, s'égaille un peu, selon le député perpignanais David Mach. Pendant des années, la droite n'a plus osé parler. Nous voulons mettre en avant ses valeurs fondatrices: l'ordre, la liberté d'entreprendre, la sagesse budgétaire...»
Traquer le «politiquement correct» et refaire de l'UMP cette «droite décomplexée» qui l'avait largement emporté en 2007: tel est le credo de la Droite Populaire. Symptôme d'une droitisation du parti? A écouter ses membres, c'est plutôt en réaction à ce qu'ils ressentaient comme un recentrage de l'UMP que s'est formé le collectif. «J’en avais assez d’entendre à l’Assemblée: attention, si on vote ceci ça va fâcher Martin Hirsch, cela ça ne va pas plaire à Bernard Kouchner», explique Thierry Mariani, l’une des têtes de proue du collectif.
«Je n’ai pas compris l'ouverture, puis le lâchage de Thierry Mariani sur les tests ADN alors que l'idée avait au départ le soutien de l'Elysée», explique de son côté le député des Bouches-du-Rhône Dominique Tian. C'est la raclée des régionales de 2010, accompagnée d'une montée du Front national, qui a poussé ces députés à franchir le pas. «Je sentais venir la défaite suite à la dérive de l'UMP au centre-gauche —pour ne pas dire à gauche, raconte le député du Rhône Philippe Meunier. Le parti était en chute libre. Face à son inexistence, on a pris les choses en main.»
L'approche de la présidentielle est aussi une incitation pour les tendances à se regrouper pour mieux peser sur la campagne à venir. «Puisque les libéraux, les centristes, les radicaux faisaient tous entendre leur petite musique, on a décidé de le faire nous aussi», explique le député des Bouches-du-Rhône Eric Diard. Le 14 juillet 2010, ils sont 35 à signer la charte du collectif. Patriotisme, sécurité (la «première des libertés») et liberté d'entreprendre figurent parmi les premières valeurs de la Droite Populaire, avec l'école et la «gestion rigoureuse des deniers publics».
Il y aurait donc des accents ligueurs chez ces députés, à l'encontre un Président traître à ses promesses de campagne? Les membres de la Droite Populaire protestent au contraire de leur soutien sans faille à Nicolas Sarkozy. «Il a mené en 2007 une campagne basée sur la rupture, rappelle Philippe Meunier. Nous veillons simplement à ce que cet engagement soit tenu.» Il s'agirait, en somme, de protéger le Président contre lui-même et les «forces d'inertie» qui le menacent. Quitte à sortir le flingue contre des membres de sa propre majorité.
«On n'hésite pas à recadrer des ministres qui dérapent», explique Daniel Mach. Comme Roselyne Bachelot, évoquant l'ouverture de salles de shoot pour drogués dépendants —prière à la ministre de la Santé de ne pas «se laisser aller». Ou Benoist Apparu, le financement public de la construction de mosquées —un communiqué invite alors le secrétaire d'État au logement à ne pas «faire du prosélytisme». Reçu fin mars par François Fillon, le collectif s'est aussi expliqué avec le Premier ministre. Rien n'a filtré, si ce n'est qu'«on lui a dit de demander à ses ministres de mettre en œuvre sa politique, et pas de commenter les résultats électoraux», raconte Philippe Meunier.
Autre moyen d'action de ces activistes de droite: l'activité parlementaire proprement dite, avec le dépôt d'amendements musclés. Dans le projet de loi «Immigration, intégration et nationalité» actuellement discuté au Parlement, le collectif en a déposé deux: l'un tendant à supprimer l'automaticité de la naturalisation pour les jeunes étrangers, et la conditionner à une demande écrite; l'autre instaurant un examen sur la France pour les futurs naturalisés. Des propositions rejetées par le Sénat, mais qui, selon plusieurs membres du collectif, pourraient être réintroduites avec le soutien du gouvernement.
Certes, jusqu’à présent, les initiatives présidentielles sur le terrain de l’immigration ou de la sécurité n’ont pas été couronnées de succès. Faut-il persévérer dans un filon qui ne semble profiter qu’au Front national? Les membres de la Droite Populaire vont à rebours de cette analyse. Selon eux, ces débats répondent aux aspirations des électeurs, «mais ils doivent être suivis de résultats. Les Français trouvent que ça ne va pas assez vite», analyse Dominique Tian. Selon Eric Driard, «on nous reproche d’abord de nous être éloignés de nos valeurs depuis 2007», où Nicolas Sarkozy l’avait emporté avec une campagne marquée à droite.
Et certains sont prêts à aller plus loin. «On peut se poser la question de la préférence nationale dans certains domaines, par exemple pour l’attribution des logements sociaux», avance Philippe Meunier. Pour Dominique Tian, «les conditions d’attribution de la nationalité ne sont pas assez restrictives. Il y aura, un jour, un débat sur le droit du sol et le droit du sang». On retrouve aussi certains députés membres parmi les signataires d’une proposition de loi de 2004 visant à rétablir la peine de mort pour les auteurs d’actes terroristes. Autant d’idées figurant au programme du Front national.
Dès lors, dans l’opposition comme dans la majorité, certains n’hésitent pas à accuser la Droite Populaire de vouloir «compatibiliser» l’UMP avec l’extrême droite. «Quand j'en entends certains, je me dis qu'ils sont vraiment à deux doigts de prendre leur carte au FN», lâche un député UMP anonyme à l’Express.fr. «Cette droite populiste qui flirte avec les idées du FN me fait peur, s’effraie de son côté Françoise Hostalier. Ça ne correspond pas à la France que j'aime.»
Une assimilation qui fait bondir Thierry Mariani: «Ceux qui disent ça sont de pauvres types, s’emporte le secrétaire d'État aux Transports. Je traite ces propos par le mépris. J’ai personnellement été battu deux fois à cause du Front national. Pas question non plus pour nous de quitter l’UMP ou de se constituer en parti séparé.» «On ne veut pas s’allier avec le FN, on veut le faire disparaître», renchérit Dominique Tian. Au fait, qu’en pensent les intéressés? «On est lucides, ce sont des carriéristes et des opportunistes, déclare Bruno Bilde, conseiller de Marine Le Pen. Ils jouent aux faux durs pour assurer leur réélection. Il suffit de voir où ils sont élus: dans des régions où le FN est très fort!»
Effectivement, en plus de certaines idées, le lien entre le FN et beaucoup des membres de la Droite Populaire est souvent une concurrence électorale directe. Avec 14 députés sur 44, la région Paca est la plus représentée au sein du collectif. Suivent Rhône-Alpes et l'Ile-de-France (8), le Languedoc-Roussillon et le Nord-Pas-de-Calais (3). Des régions où le FN réalise certains de ses meilleurs scores... menaçant directement les députés de triangulaires, voire pire, pour les législatives de 2012. De quoi pousser à un discours plus musclé pour récupérer cet électorat mécontent.
De même, les territoires ruraux comme les grandes métropoles (sauf Marseille) sont faiblement représentés. Ce sont les périphéries —banlieue parisienne— et les villes moyennes de province qui dominent. Géographie qui, dans une certaine mesure, ramène aussi à celle du vote FN, notamment de la part d'électeurs modestes chassés des grands centres.
Si on compte des territoires authentiquement «populaires», comme Tourcoing (Christian Vanneste) ou Argenteuil (Georges Mothron), d'autres rentrent difficilement dans cette catégorie. Comme Le Raincy (93), dont le député-maire Eric Raoult reconnaît lui-même qu'elle est une «oasis si différente du reste du département». Ici, c'est plutôt le complexe de l'assiégé qui semble jouer: crainte du déclassement et volonté de préserver sa singularité. «On s’appelle Droite Populaire, mais c’est vrai que ce sont surtout les classes moyennes qui nous intéressent», reconnaît Dominique Tian.
Reste une question: l’UMP peut-elle encore résister longtemps à la déchirure de plus en plus nette entre son aile centriste et cet aiguillon de droite? La cohabitation semble intenable entre durs et centristes opposés à toute aventure droitière —ce qui leur a valu d’être aimablement qualifiés de «bobos salonards» par le député des Yvelines Jacques Myard. «Ça tiendra jusqu'à la présidentielle, estime Dominique Tian. Jusqu'aux législatives, peut-être, si l'élection est favorable au président actuel. Au-delà, c'est plus compliqué, il faudra que l'UMP se pose la question de son identité réelle.»
D’ici à la présidentielle, en tout cas, la Droite Populaire compte bien poursuivre son essor. Pour Thierry Mariani, «la prochaine étape, c’est de sortir des questions de sécurité et d’immigration pour se déployer sur d’autres thèmes et montrer que nous sommes pas un groupe d’agités. Mon seul problème aujourd’hui, c’est de gérer les gens qui nous demandent comment adhérer».
Rédigé à 17:29 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| |
Tweeter ceci !
|